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jeudi 13 mars 2008
Artemis : le cargo a un peu bougé mais reste aux sables
L'Artemis a un peu bougé... mais reste aux Sables
Une « course contre la montre » était engagée pour sortir le cargo hollandais de la grande plage des Sables-d'Olonne. Son remorquage a encore échoué hier.
Changement de cap sur la plage. L'Artemis a pu être orienté dans le bon axe, hier matin, vers 7 h, pour être tracté de l'arrière par le remorqueur Abeille Languedoc. « Au moment de la mise sous tension, le câble s'est rompu. Les conditions hydrauliques et météo ont provoqué des frottements », souligne Patricia Willaert, sous-préfète des Sables-d'Olonne. Le câble n'a pas résisté aux éléments. La difficulté principale, c'est la longueur de la remorque, inhabituelle. » Un kilomètre sépare l'Artemis du remorqueur Abeille Languedoc. « Ce dernier a besoin d'un tirant d'eau supérieur à 8 mètres. Il ne peut pas s'approcher de la côte. »
Le câble du remorqueur enfin passé. Trop lourd, le câble embarqué à bord de l'Abeille Languedoc n'avait pas pu être transporté jusqu'au cargo par le canot de la SNSM ou l'hélicoptère de la Marine. L'opération a été effectuée, hier après-midi. Profitant de la marée basse, les engins de terrassement ont tiré le câble d'acier jusqu'à l'Artemis.
Ultime tentative. De bonnes conditions techniques étaient réunies hier soir. Avec une aussière plus résistante qui nécessite un temps de mise en oeuvre plus long. Mais aussi une souille plus profonde et moins étroite. « Les engins de travaux sous le contrôle des Abeilles ont travaillé toute la nuit de mardi à mercredi », indique Patricia Willaert. Seul problème : le coefficient de marée (82) risquait de contrarier la manoeuvre de traction à cause du ripage du câble sur le sable.
Le câble lâche. Une bonne partie du remblai neutralisée très tôt, la foule massée derrière des ganivelles a attendu patiemment le début des opérations. Les moteurs du cargo ont été actionnés pour aider à la manoeuvre, le remorqueur s'est positionné. La mise sous tension de la remorque a débuté à 18 h 30. Elle est montée jusqu'à 80 tonnes de puissance. L'Artemis a commencé à bouger de quelques mètres mais il s'est recalé. Puis il y a eu rupture du portage de l'Artemis, point de jonction entre la remorque et le cargo. Il était 19 h 30. L'opération a été stoppée net.
Et maintenant ? La manoeuvre d'hier soir était la dernière étape d'une phase d'urgence. Les prochains coefficients de marée de l'ordre de ceux qu'on vient de connaître ne sont attendus que le mois prochain. D'ici là, il faudra « assurer la stabilité du cargo par des travaux de terrassement et le garder dans sa position », explique-t-on à la préfecture maritime.
Très vite, il faudra éliminer tout risque de pollution : pomper le fioul des cuves du cargo, démonter les batteries, etc. Après la course contre la montre s'engage une phase de longue haleine. L'armateur et la société de remorquage des Abeilles devront présenter un plan de désenchouement que le préfet de la Vendée et le préfet maritime valideront d'ici le début avril.
Source : Ouest-France
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