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jeudi 14 août 2008
Octopus : l'entretien du yacht va bon train
Sous le cocon, l'entretien d'Octopus va bon train
L'un des plus grands yachts du monde est toujours sous haute protection à Penhoët. Sous la bâche, une ruche de salariés qui s'activent.
« Papa, c'est quoi ce grand truc blanc, là-bas ? » Pas facile de répondre à la question lorsqu'on est de passage à Saint-Nazaire et que l'on n'a pas suivi l'actualité maritime des derniers mois. Et pourtant, la cathédrale blanche qui domine le fond du bassin de Penhoët renferme un véritable joyau : Octopus, 126 m, deuxième plus grand yacht du monde, propriété du milliardaire américain Paul Allen, cofondateur de la firme Microsoft. Le navire, arrivé à Saint-Nazaire le 12 mai, est invisible depuis la mi-juin.
Après avoir été vidé de ses équipements les plus sophistiqués (sous-marin de poche, deux hélicoptères, vedettes et jet-ski), Octopus a en effet été placé dans un confinement inédit. Une cathédrale de tube métallique sert de superstructure à la toile blanche qui enveloppe le bateau.
Cette opération a pour objectif de maintenir le chantier à une température et une hygrométrie stables. « L'été n'étant pas très chaud, la température ne monte jamais au-dessus de 25 °C sous la toile », confie Jean-François Arnaud, un des responsables du chantier pour la société marseillaise ITM.
« Un bateau en cache toujours un autre »
À mi-chantier, l'entretien d'Octopus semble parfaitement tenir les délais, qui sont pourtant très serrés. « Nous avons réalisé environ 80 % des peintures de la superstructure. D'ici la fin du mois d'août, nous allons attaquer celle de la coque », confie Fabrice Maître, chef du chantier. Sous la toile, une centaine de peintres de la société rochelaise Aca Marine s'activent. Du luxueux bateau, on ne devine que quelques escaliers en teck, tant il est recouvert de protections.
Les quelque 800 salariés, qui se succèdent dans ce chantier énorme, savent pourtant que le travail doit être impeccable et satisfaire le client à 100 %. L'équipage d'Octopus, mécaniciens, ingénieurs, officiers, soit une quarantaine de personnes sont d'ailleurs chaque jour à bord.
Le défi de cet entretien évalué à quelque 30 millions d'euros est encore loin d'être relevé. L'arrêt technique doit en effet se prolonger jusqu'au 17 novembre. D'ici là, ITM aura peut-être décroché un nouveau contrat. « Nous avons une devise qui dit qu'un bateau en cache toujours un autre, mais nous n'avons rien signé », assure Fabrice Maître. La société spécialisée dans l'entretien des navires de luxe ne cache pas qu'elle apprécie les équipements et les conditions de travail dans le port de Saint-Nazaire, sans doute un signe avant coureur de prochaines collaborations.
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