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mercredi 23 juillet 2008
Solitaire du Figaro : Thomas Rouxel se confie
Entretien avec le skipper Thomas Rouxel
Il est l'un des trois navigateurs, enfants du pays, engagés dans la Solitaire du Figaro.
Deux jours avant le départ de la course, donné de La Rochelle, il se livre.
Thomas Rouxel, habitant dans le quartier Saint-Michel à Brest, concourt sous les couleurs de Défi Mousquetaires. On pourra suivre ses voiles dans la course sous le numéro 2.
Vous en êtes déjà à votre 3e participation à la Solitaire du Figaro. Que représente cette course pour vous ?
C'est l'événement principal de la saison Figaro. Parmi les cinq courses, c'est la plus médiatique, la plus prestigieuse. En termes d'objectifs sportifs, c'est donc LA course de la saison. Je m'y suis préparé dès février.
Cette année, j'aimerais faire aussi bien que la dernière fois (9e). Depuis l'année dernière, j'ai comme partenaire Défi Mousquetaires, qui me suit toute l'année. Résultat, j'ai pu vraiment m'entraîner, contrairement aux autres années où je cherchais encore des partenaires tardivement. Parfois, je n'avais que deux semaines pour préparer le bateau, au lieu de six mois cette année.
Vous êtes étudiant à Brest. Comment conciliez-vous cette vie universitaire avec les obligations d'un sportif de haut niveau ?
J'ai arrêté la fac en juin après un master en Staps. Ça s'est bien passé.
Avec le statut de sportif de haut niveau, j'avais des aménagements (modifications des dates d'examen...). Et j'ai mis plus de temps que les autres : pour ma maîtrise, j'ai pris deux ans, pour mon master, trois. D'ailleurs, cette dernière année, je n'ai pratiquement pas mis les pieds à la fac de Brest.
Avec les entraînements et les stages, c'était difficile. [Sans compter] la préparation physique, la paperasse, la logistique, la communication avec le partenaire...
Vous avez 25 ans et pourtant, vous concourez depuis des années dans de grandes courses. Avez-vous toujours baigné dans la voile ?
Oui... J'ai commencé la compet' à 12 ans, avec mon frère Matthieu, qui a un an de plus que moi. On habitait Erquy en Côtes-d'Armor et mes parents nous avaient fait faire des stages de voile l'été comme tout le monde.
Avec Matthieu, on a été ensemble pendant dix ans, sur des Équipes, des 420, des 470... On est arrivé à Brest parce qu'il y avait un centre d'entraînement. Maintenant, je concours tout seul.
Quelle sorte de skipper projetez-vous d'être ? Un skipper au long court ou comptez-vous arrêter rapidement ?
Très bonne question... Pour le moment, je continue tant que j'apprends... Le jour où je m'ennuierai, j'arrêterai.
Ouest-France, propos recueillis par Cécile RENOUARD.
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