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mercredi 1 juillet 2009
Tourisme fluvial : la maison flottante de Nicols
L'Octo, le dernier modèle sorti des chantiers Nicols. Long de 13,80 m, il offre une prestation haut de gamme et une ligne amenée à séduire une clientèle plus jeune.
Le chantier choletais construit son plus grand bateau, en y intégrant le confort d'une habitation. Une nouveauté dans un secteur en croissance régulière.
Le plus grand de Nicols
Long de 13,80 m, l'Octo devient le plus grand bateau imaginé par Nicols. Le chantier choletais renouvelle sa gamme et propose une alternative au Grand confort, sorti en 1996. Plus proche du yacht que de la péniche, le nouveau modèle vise à rajeunir l'image du tourisme fluvial et répondre à une clientèle majoritairement étrangère (60 %), en attente de prestations de qualité.
Facile à manoeuvrer
Malgré sa taille, l'Octo reste accessible à tout le monde. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, naviguer sur rivière ne nécessite pas de permis, en-dessous de 15 mètres et avec des vitesses bridées à 12 km/h. Nicols a même renforcé la maniabilité du bateau en intégrant un propulseur d'étrave à l'avant. « La clientèle française a besoin d'être rassurée. »
Le confort d'une maison
L'Octo dispose de quatre cabines et affiche une capacité d'accueil de huit personnes. Dans le salon, vaste de 10 m2, on trouve une cuisine équipée, une télé dotée d'un lecteur DVD, un mini-bar... Les chambres sont modulables et s'adaptent à la composition de l'équipage (des lits une place ou deux places). Enfin, Nicols a réservé une vraie place à la salle de bains. L'Octo en compte deux, avec douche, wc et lavabo. « C'est comme chez soi. »
Le prix
L'Octo, qui sera présenté au salon nautique de décembre, affiche un prix public de 250 000 €. Mais le vrai marché, c'est celui de la location. Les bateaux sont proposés par l'entreprise à l'une des 20 bases franchisées ou gérées en direct par l'entreprise. Ces dernières commercialisent alors des séjours à la semaine, pour 2 200 €. « Avec huit personnes à bord, on reste compétitifs. »
Le fluvial garde la cote
Contrairement au nautisme, le fluvial résiste plutôt bien à la crise. « On n'est pas sur le même niveau d'investissement », explique Corinne Dufaud, responsable de la centrale de réservation de Nicols. Un voilier s'achète quand un bateau se loue. Et malgré des débuts timides, la clientèle a décidé de maintenir son budget consacré aux vacances. « Ça reste accessible et on a conservé l'esprit de liberté, loin de la foule, avec des balades au coeur de la nature. »
Une entreprise en croissance
A l'image du tourisme fluvial, elle est lente, mais régulière. Cette saison, Nicols devrait décrocher 5 000 contrats, transportant près de 30 000 personnes. Cela pourrait se traduire par une progression de 5 % du chiffre d'affaires, estimé à près de 10 millions d'euros. Le chantier choletais emploie 30 personnes et autant pour la centrale réservation et ses bases nautiques. « On a encore de la marge car le réseau français, le plus grand d'Europe avec 8 000 km de voies navigables, ne compte que 2 000 bateaux. »
Jean-Marcel BOUDARD, Ouest-France
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