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jeudi 12 novembre 2009
Transat Jacques Vabre : le plus dur reste encore à venir
On attendait Yves Parlier au sud, finalement il a créé la surprise en piquant au nord.
Philippe Chérel
Transat Jacques Vabre. Les Nordistes sont dans le dur. Les Sudistes espèrent passer à la caisse aux Antilles.
« Je ne pensais pas qu'Yves serait si extrême, mais il a toujours tenté des choses en météo, ce n'est donc pas surprenant de le trouver là. » La réponse est tombée hier matin, et c'est Michel Desjoyeaux qui la commente : Yves Parlier n'était pas passé en mode furtif pour descendre vers le Sud, mais pour piquer vers le Nord, jouer collé-serré avec le Britannique réputé furieux Alex Thomson. Quant à l'option opposée, initiée par le Professeur, « je pensais qu'il aurait des vents beaucoup plus forts en milieu de plan d'eau, on a peut-être été trop prudents. »
Une prudence imitée par Arnaud Boissières et Vincent Riou, « on a refusé l'obstacle, on a fait le choix de ne pas aller chercher la route optimum », dit ce dernier, Marc Thiercelin et Sam Davies suivant l'exemple. « On voit des gens qui hésitent, un coup en haut, un coup en bas, généralement cela ne paie pas », note Jean-Luc Nélias, le partenaire de Roland Jourdain, bien calé dans un peloton intermédiaire « où on marchouille à 10-12 noeuds ».
« C'est vraiment la guerre, là », a juste eu le temps de lâcher Jean-François Cuzon sur le bateau leader, avant que la liaison ne soit coupée. « Cela cogne, a renchéri Marc Guillemot. 30 noeuds en moyenne, rafales à 39, tout est dur, besogneux. On assume le choix, je préfère être là où on est plutôt qu'au Sud. »
Le choix ? Celui du milieu du plan d'eau, comme la version 51° Nord de Thomson et Parlier, garantit aux marins des conditions se durcissant encore, plusieurs dépressions secondaires attendues dans un grand balayage de flotte. Tracas que ne vivront pas Armel Le Cleac'h et Nicolas Troussel. Les deux compères, arrivés hier à Concarneau, ont jeté l'éponge. Pas raisonnable de réparer leur rail de grand voile et de repartir, objectifs sportifs en berne.
Classement (hier, 20 h).
• Monocoques : 1. BT (Josse-Cuzon) à 3 838,9 milles du but ; 2. Safran (Guillemot-Caudrelier) à 12,9 ; 3. Veolia Environnement (Jourdain-Nélias) à 14,9 ; 4. Mike Golding Yacht Racing (Golding-Sanso) à 36,4 ; 5. Aviva (Caffari-Thompson) à 39,1 ; 6. Groupe Bel (de Pavant-Gabart) à 48,3 ; 7. Hugo Boss (Thomson-Daniel) à 68 ; 8. 1876 (Rivero/Parlier) à 82,1 ; 9. W Hotels (Pella-Ribes) à 118,5 ; 10. Akena Vérandas (Boissières-Riou) à 161,7 ; 11. Artemis (Davies-Gavignet) à 170,5 ; 12. DCNS (Thiercelin-Pratt) à 218,7. Non localisé : Foncia (Desjoyeaux-Beyou).
• Multicoques : 1. Crêpes Whaou (Escoffier-Leroux) à 4 283,9 milles du but ; 2. Région Aquitaine - Port Médoc (Roucayrol-Alfaro) à 38,1 ; 3. Guyader pour Urgence Climatique (Erussard-Fecquet) à 144...
Olivier CLERC, Ouest-France
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