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jeudi 29 mai 2008
Voile - Transat anglaise : les limites sont dépassées...
Vainqueur de The Artemis Transat, Giovanni Soldini sur Telecom Italia a coupe la ligne d'arrivée à Marblehead à 11:11:27 GMT juste après 17 jours de course (retrouver l'article au complet), cependant 9 Class40 sont encore en course dans l'Atlantique nord.
A 14h00 GMT Boris Hermann sur Beluga Racer était à 74 milles de la ligne d'arrivée. Ayant 28 ans aujourd'hui, Boris Hermann espère garder un vent correct jusqu'à Marblehead et terminer en beauté ! Durant l'après-midi l'allemand garde une vitesse de 9 nœuds. Beluga Racer est à 69 milles de Thierry Bouchard sur Mistral Loisirs- Pol Santé ELIOR en 3ème position. Une baisse de vent en fin d'après-midi, 15 nœuds de secteur ouest / sud-ouest, oblige les concurrents à louvoyer pour arriver à Marblehead. Tout peut changer tant que la ligne d'arrivée n'est pas coupée.
Alex Bennett nous livre sa vision des 24 prochaines heures pour le groupe suivant Boris Hermann : « Ce n'est pas mauvais pour Fujifilm, nous naviguons en ligne droite jusqu'à l'arrivée ! Toutefois, les choses peuvent évoluer au fil de la journée ! » Avec 180 milles restant à parcourir et le scénario météo qui se profile à l'approche des côtes américaines, la course pourrait être relancée : « Il se pourrait que l'on ait du vent de face très mou, continuait Bennett, « ce qui sera intéressant.
Si le vent devient très léger et inconstant, alors le jeu reste totalement ouvert ! » Cet après-midi, la distance entre Bouchard à bord de Mistral Loisirs-Pôle Santé ELIOR (3ème) et Halvard Mabire sur Custo Pol (6ème) est de 55 milles. « On peut assister à un nouveau départ à quelques milles de l'arrivée. Je pense vraiment que les places de 3ème, 4ème et 5ème ne sont pas jouées ! » Pour Bennett, Bouchard, Duc et Mabire, les 24 prochaines heures vont être sans doute les plus éprouvantes psychologiquement de toute cette course. « Nous nous livrons toujours bataille avec Groupe Royer devant et Custo Pol derrière. Mistral n'est pas très loin devant.. »
A 2 milles derrière Alex Bennett, Halvard Mabire navigue à l'aveugle, ne recevant plus aucune position ni fichier météo pour le moment, alors que la stratégie est cruciale. Évoluant dans un vent instable, avec 2 nœuds de courant à contre ! Plus vite Halvard recevra les positions, mieux ce sera ! Thierry Bouchard a eu un problème technique à bord de Mistral Loisir- Pole Santé ELIOR : « Mon ordinateur a chuté » expliqua-t-il. Alors que la compétition pour la troisième marche du podium est intense, perdre la possibilité de recevoir les positions ainsi que les fichiers météo, pourrait avoir de fortes conséquences négatives : « C'est vraiment stressant, il m'a fallu une heure pour le remettre en état ».
Pour Louis Duc, l'analyse météo est indispensable en ce moment : « Je suis constamment en train d'analyser mes fichiers météo » admet-il au PC course ce matin. La nuit n'a pas été facile pour Louis Duc, du brouillard, des températures avoisinant zéro degré, un grand nombre de cargos ainsi que de pêcheurs cependant « J'ai réussi à prendre quelques milles d'avance sur Fujifilm cette nuit, je suis content. » Durant l'après-midi l'avance de Louis Duc est passée de 11 à 27 milles.
Alors qu'elle est passée de la 4ème à la 7ème place hier, Miranda Merron était en grande forme ce matin : « Je suis dans un frigidaire ; je peux voir mon souffle sortir de ma bouche, la température de l'eau avoisine les sept degrés. » La nuit n'a pas été facile « J'ai navigué avec 3 ris et la trinquette ainsi que mon moteur allumé afin de me blottir contre. » La chaleur du moteur a rendu le sommeil de Merron profond, de ce fait elle n'a pas senti le faible changement de direction du vent. Miranda s'est donc réveillée en sursaut lorsqu'elle a senti le bateau presque arrêté : "Je me suis réveillé et le bateau était stoppé. » Depuis Miranda a dû travailler d'arrache pied afin de relancer le bateau, enlever les ris, changer la voile avant.
Pour la flotte des Class40, The Artemis Transat, a été une course difficile et très technique.
Pour chacun des skippers, les réserves en énergie sont au plus bas, hors les dernières heures de course vont être intenses : analyse météo, réglages les plus fins, gestion du trafic maritime etc. Tant que la ligne n'est pas franchie, le jeu reste ouvert..
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