Portraits et témoignages
La navigation au féminin
Ellen Mac Arthur - Claire Leroy
Découvrez ces portraits de femmes marins qui vivent par amour de la mer et de la voile.
En amateur ou de niveau professionnel, elles montrent leur passion, leur détermination dans la discipline et s’illustrent dans divers défis à la voile.
PORTRAIT D'UNE PROFESSIONNELLE DE LA VOILE
Ellen Mac Arthur : la plus Française des navigatrices britanniques
La navigatrice Ellen Mac Arthur, décorée de la Légion d'honneur, appartient au même club que Jane Birkin ou Kristin Scott-Thomas : celui des femmes britanniques que les Français adorent.
"Je suis très fière. Cela me touche d'autant plus que je suis anglaise. C'est un honneur immense, dans la même catégorie" que l'anoblissement par la reine en 2005 après son record du tour du monde en solitaire, estime
Mac Arthur, installée sur l'île de Wight (sud).
"Les Français m'ont toujours soutenue. Si aujourd'hui cela se vaut, jusqu'en 2005, j'étais plus connue là-bas qu'en Grande-Bretagne", poursuit-elle lors d'un entretien à l'AFP, dans un français parfait, à peine teinté d'un charmant accent.
Elle a brutalement accédé à la célébrité à 24 ans en terminant sur Kingfisher à la deuxième place du Vendée Globe Challenge 2001, tour du monde à la voile en solitaire sans assistance et sans escale, épreuve prestigieuse mais immensément plus populaire en France qu'en Grande-Bretagne. "Au départ, il n'y avait pas une chaîne nationale britannique", se souvient
Mac Arthur.
Dès son retour aux Sables d'Olonne après 94 jours 4 heures et 25 minutes de mer (meilleure performance de l'histoire pour une femme), le public français se prend d'affection pour la petite Britannique spontanée à la bouille ronde d'adolescente.
Mac Arthur, qui a commencé la
voile à quatre ans sur le bateau d'une tante, raconte qu'elle économisait "chaque penny" de sa cantine, pour s'acheter à 13 ans un
dériveur. Avec son premier "
quillard", acquis deux ans plus tard, elle fait le tour des îles britanniques, et devient skipper professionnel à 17 ans.
A l'instar de son illustre devancier, Francis Chichester,
Mac Arthur est anoblie par la reine dès son retour. Elle est une des plus jeunes de l'histoire à recevoir cet honneur.
Mais, celle qu'il convient désormais d'appeler Dame Ellen dans son pays, femme d'affaires avisée, active dans son engagement associatif en faveur des enfants malades, peine à gagner unanimement le coeur de ses compatriotes comme elle a conquis celui des Français.
Extraits AFP
PORTRAIT D'UNE SEMI-PROFESSIONNELLE DE LA VOILE
Claire Leroy consacrée « marin de l'année 2007 »
Distinction. Comme Isabelle Autissier en 1995, Claire Leroy, la barreuse de Saint-Quay-Portrieux, vient d'être sacrée « Sailor of the Year » par la fédération internationale.
Claire Leroy, la barreuse française licenciée à Saint-Quay-Portrieux vient d'être sacrée « Sailor of the Year », marin de l'année, par la fédération internationale, dans la catégorie féminine. Ce titre récompense une saison exceptionnelle, marquée par les titres de championne du monde et d'Europe de match racing, ainsi que sa victoire à la Nations Cup.
Depuis Isabelle Autissier en 1995, aucune Française n'avait eu cet honneur. C'est la plus haute reconnaissance dans le monde de la
voile que la barreuse française a obtenu mardi soir lors de la cérémonie organisée par la fédération internationale de voile (Isaf) à Estoril, au Portugal. Très émue,
Claire Leroy n'oublie pas de rappeler que cette réussite est aussi celle de son équipage composé de Dorothée Martin D'Auray, Morgane Gautier, Ingrid Cerrato, Marie Riou, ainsi que d'Ophélie Théron et Elodie Bertrand.
« Je ne m'y attendais pas du tout, a confié
Claire Leroy. Beaucoup de gens pensaient que nous pouvions l'obtenir, mais pas nous. C'est une vraie reconnaissance de la part de nos pairs. Nous avons fait une saison exceptionnelle mais les autres nominées avaient aussi des palmarès impressionnants. Ça veut dire que des gens de la course au large et de l'olympisme ont voté pour nous. Pour la première fois, personne ne connaissait le résultat du vote. Ils ont fait durer le suspens. Il y a eu des bruits de couloirs mais on l'a su en même temps que tout le monde mardi soir. »
Extrait Ouest-France
1874
La navigation au feminin
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