Salon nautique de Paris
Nautic 2008
Le Nautic de Paris, véritable grand messe annuelle de la plaisance française et rendez-vous incontournable des professionnels des industries nautiques mondiales vous donne rendez-vous du 5 au 14 décembre 2008.
Au programme : zoom sur les nouveautés résolument ancrées dans l’ère de la navigation écologique et le développement durable, avec un salon placé sous le signe du
Vendée Globe et de ses courageux skippers partis pour une longue aventure en solitaire.
Un Nautic sous le signe de l’innovation et du développement durable
La bonne fréquentation des premiers salons nautiques de la rentrée étaient de nature à rassurer les professionnels du secteur.
Plusieurs raisons expliquent cette solidité, telle la capacité à innover, mais également à développer des outils industriels toujours plus performants. L’exportation vers des marchés à forte croissance, ainsi qu’une situation financière saine permettent à l’industrie nautique française d’entrevoir l’avenir avec plus de sérénité et de préparer le grand rendez-vous annuel de fin d’année dans de bonnes conditions, malgré la situation économique actuelle.
Comme pour répondre à cette dynamique, la Fédération des industries nautiques et les organisateurs du
Nautic ont mis les bouchées doubles : le salon sera plus éco-responsable, plus interactif, innovant et attrayant, multipliant les nouveautés pour attirer un public de plus en plus large.
Mais avant tout autre chose, Le
Nautic demeure le 1er rendez-vous annuel de la plaisance, ou se traite une part importante des transactions commerciales de la saison. Il rassemble près de 300 000 visiteurs, 1 000 exposants, 1 400 bateaux et embarcations diverses, sur une surface d’exposition en plein cœur de la capitale, dont la superficie représente l’équivalent de 25 terrains de football (soit : 170 000 m²).
Le
Salon Nautique International de Paris se place ainsi aux premiers rangs des grands salons internationaux, comme que le
Mondial de l’Automobile ou le Salon de l’Agriculture.
Pour les amateurs, les passionnés, les professionnels, mais aussi pour ceux qui souhaitent découvrir un univers de loisirs qui d’année en année confirme son accessibilité à un plus grand nombre.
Polluer moins pour construire plus
De la croissance industrielle sans dégradation environnementale : c’est le pari du groupe Bénéteau. « La lutte contre la pollution, on va la chercher jusque dans les moindres gestes de notre personnel : le pinceau laissé à l’air libre, le bidon oublié ouvert, il faut éviter. Et penser à utiliser, par exemple, une lingette plutôt que le flacon d’acétone. En plus, cela réduit le gaspillage. »
La chasse aux composants organiques volatils est l’une des idées fixes de Vincent Guilbaud, le spécialiste de l’environnement au sein du groupe Bénéteau.
Ces COV, ce sont les vapeurs de styrène, solvants, et autres produits chimiques qui se dégagent quand on travaille les coques de polyester. Ils figurent dans le peloton de tête des polluants auxquels les constructeurs se sont attaqués, pour le confort de leur personnel, comme pour répondre aux préoccupations de plaisanciers de plus en plus soucieux de réduire leur « empreinte environnementale ».
Une culture dont Bénéteau-Jeanneau est un leader puisque l’entreprise assure à ses navigateurs être la seule dans le nautisme français à s’être mise à la norme environnementale très exigeante Iso 14001, plus courante dans l’industrie automobile notamment.
« Et nous allons même plus loin que la norme dans des domaines comme les émissions de COV ». Ce que permettent, en particulier, les nouveaux moules de coque fermés qui laissent s’échapper peu de vapeurs. « Nous exigeons aussi de nos fournisseurs, les chimistes, de nous proposer des matériaux nouveaux générant peu de COV. »
Cette lutte contre les mauvaises odeurs va même se nicher dans les vernis des boiseries : « Autrefois, la moitié de la matière projetée par un pistolet s’évaporait. Aujourd’hui, il n’y a plus aucune émanation grâce aux vernis modernes que l’on sèche aux ultraviolets. »
« En trois ans, la production du groupe a augmenté de 30 %, » résume Bruno Cathelinais, patron de Bénéteau. « Mais les émissions de COV, elles, sont restées stables. » Quant aux bois utilisés, ce sont, bien sûr, de plus en plus des essences tropicales à croissance rapide (forêt renouvelable), comme l’ayous, qui ont des performances comparables aux tecks et doukas à croissance lente.
Ouest-France, R.C.
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